L'immunologie

4 – La réponse immunitaire à médiation cellulaire

     4 – 1 – Mise en évidence des conditions de lyse des cellules infectées.

Pour la mis en évidence des conditions de la réponse immunitaire cellulaire, on propose d’étudier l’expérience de Zinkernagel et Doherty (1974):
On opère sur des souris appartenant toutes à une même souche A. Chez une souris de cette souche A, on introduit le virus LCM, pathogène, qui infecte les cellules nerveuses en déterminant une maladie: la chorioméningite, mais sans provoquer la mort de l’animal.
Sept jours plus tard, on teste les lymphocytes T (LT) prélevés dans la rate de cette souris immunisée en les transférant dans 4 milieux de culture différents. Les résultats sont fournis ci-dessous:

En se basant sur l’expérience, 

1 – Interpréter les résultats obtenus.

2 – Déduire les conditions de la lyse des cellules infectées par les LT.

1 – Dans le milieu 1, les cellules nerveuses de la souche A infectées par le virus LCM sont détruites, parce que les lymphocytes ont reconnu le soi modifié (CMH-Ag).

Dans le milieu 2, les cellules nerveuses de la souche A non infectées ne sont pas détruites, parce qu’il n’y a pas d’antigène.

Dans le milieu 3, les cellules nerveuses de la souche A infectées par le virus X ne sont pas détruites, les lymphocytes n’ayant pas reconnu le soi modifié par un autre antigène, car la réponse est spécifique : les lymphocytes de A ne reconnaissent que les cellules infectées par le virus LCM.

Dans le milieu 4, les cellules nerveuses de la souche B infectées par le virus LCM ne sont pas détruites, parce que les lymphocytes n’ont pas reconnu l’antigène associé au non-soi. 

En résumé : les lymphocytes de A ne reconnaissent que les cellules de A infectées par le virus LCM.

2 – Les cellules ne sont lysées (détruites) que lorsque qu’il s’agit d’une cellule de même souche (même CMH)) et le même virus.

Il faut donc qu’il y a une double reconnaissancedu CMH et de l’antigène.

     4 – 2 – Mécanisme de la lyse des cellules cibles par les lymphocytes T8

Pour expliquer comment les lymphocytes T cytotoxiques réagissent contre les cellules infectées par des virus, on propose d’étudier les documents suivants, qui montrent le mode d’action du lymphocyte T cytotoxique sur la cellule cible.

Les lymphocytes T cytotoxiques contiennent des granules qui contiennent des protéines (les perforines) pouvant s’insérer dans la membrane plasmique de la cellule infectée et former un pore, ainsi que des enzymes capables de digérer les protéines de la cellule cible.

1 – En se basant sur les documents, décrire le mode d’action du lymphocyte T cytotoxique (LTc).

1 – La reconnaissance de l’épitope présenté par la molécule du CMH I de la cellule cible par le récepteur TCR du lymphocyte cytotoxique, permet la libération des perforines et des granzymes, ce qui entraîne la lyse de la cellule infectée.

     4 – 3 – Les étapes de la réponse immunitaire à médiation cellulaire

Le schéma suivant montre les étapes de la réponse immunitaire à médiation cellulaire :

1 – En se basant sur le schéma, décrire les étapes de la réponse immunitaire cellulaire.

1 – La réponse immunitaire cellulaire se fait selon les étapes suivantes:

      A – La phase d’induction

Elle débute par la reconnaissance de l’antigène par les lymphocytes. Cette reconnaissance aboutit à la sélection clonale des LT4 grâce à la présentation des épitopes par le CMH II d’une cellule présentatrice d’antigène (CPA) et la sélection clonale des LT8 grâce à la présentation des épitopes par le CMH I d’une CPA . Les macrophages sécrètent des interleukines (IL1), qui activent les LT4.. A la fin de cette phase, les lymphocytes sélectionnés sont activés.

     B -La phase d’amplification

Les LT4  sélectionnés libèrent des interleukines (IL2) qui entraînent une expansion clonale ou prolifération des LT4 (autostimulation) et leur différenciation en en LT auxiliaires (LTh), certains clones deviennent des LT4  mémoires ayant une durée de vie plus longue. Les LTh libèrent des interleukines (IL2) qui entraînent une expansion clonale ou prolifération des LT8 sélectionnés et leur différenciation en LT cytotoxique (LTc), certains clones deviennent des LT8  mémoires.

     C – La phase effectrice

Les LTc vont reconnaitre les cellules cibles grâce à la présentation des épitopes par le CMH I et libèrent des perforines et des granzymes : en présence d’ions calcium, la perforine est polymérisée pour créer des pores dans la membrane de la cellule-cible, par lesquels passent l’eau et des enzymes protéolytique dans la cellule cible. Celle-ci sera lysée par choc osmotique et dégradation nucléaire.

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Les lymphocytes T 8 :

2 / 8

Le lymphocyte T cytotoxique détruit la cellule cible :

3 / 8

Le lymphocyte T cytotoxique :

4 / 8

Le lymphocyte T cytotoxique est :

5 / 8

Le lymphocyte T cytotoxique est une cellule effectrice provenant :

6 / 8

Les lymphocytes T :

7 / 8

Le lymphocyte T cytotoxique détruit la cellule cible :

8 / 8

Les lymphocytes T auxiliaires :

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